(Télépro, 23 avril 2026 — Charles Neuforge)
Cet article répond à une question posée par une lectrice de Waremme : lorsqu’un conjoint décède, le survivant peut-il prétendre à tout ou partie de la pension du défunt ?
Oui, sous conditions. Le défunt n’avait pas nécessairement besoin d’être lui-même pensionné de son vivant. Trois catégories de personnes peuvent être bénéficiaires.
Les bénéficiaires potentiels
- Le conjoint d’un salarié ou d’un fonctionnaire, sous certaines conditions.
- L’ex-conjoint d’un fonctionnaire, à condition de ne pas s’être remarié et d’avoir introduit la demande dans l’année suivant le décès. Si le défunt avait un nouveau conjoint, la pension est répartie entre les deux.
- L’orphelin de père ET de mère d’un fonctionnaire, âgé de moins de 18 ans (ou encore bénéficiaire des allocations familiales), et n’ayant pas été condamné pour atteinte à la vie du défunt.
Les cohabitants légaux ou de fait n’ont généralement pas droit à cette pension.
Cas des indépendants. C’est l’Inasti qui gère le dossier. Le mariage doit remonter à au moins un an, sauf si un enfant est né du mariage, si un enfant est encore à charge, ou si le décès est survenu suite à une maladie professionnelle ou un accident après le mariage. Le conjoint survivant ne doit pas être remarié au moment de la demande.
Condition de mariage. Pour les salariés et fonctionnaires, le mariage doit également dater d’au moins un an. La cohabitation légale est assimilée au mariage, mais pas la cohabitation de fait. En cas de remariage du survivant, la pension de survie est suspendue. Attention : avoir atteint à la vie du conjoint décédé exclut tout droit.
L’âge minimum. Il augmente progressivement chaque année. En 2026, il est fixé à 51 ans.
Cas particuliers. Si le survivant perçoit déjà une pension personnelle, il peut tout de même prétendre à la pension de survie. S’il remplit toutes les conditions mais n’a pas encore atteint l’âge requis, une allocation de transition peut être accordée, selon une série de critères.
Le montant. Il n’existe pas de montant standard. Il varie selon le nombre de bénéficiaires, l’existence d’un minimum garanti, les plafonds applicables (relatifs ou absolus pour les fonctionnaires), ainsi que les autres revenus du survivant (revenus professionnels ou allocations).
Comment faire la demande ? Via le site mypension.be, auprès de l’administration communale, ou par téléphone au numéro spécial Pension 1765. Si le défunt était déjà pensionné au moment du décès, aucune démarche n’est nécessaire.