(Plus Magazine)
Pour se lancer à son compte en Belgique, il faut franchir cinq grandes étapes.
1. Choisir sa structure juridique. La première décision est de savoir si l’on travaille en nom propre (entreprise individuelle) ou via une société. L’entreprise individuelle est la formule la plus accessible et la moins onéreuse. La société, elle, constitue une entité juridique séparée qui protège le patrimoine privé, mais implique davantage de formalités et de coûts, notamment pour la constitution et la tenue des comptes annuels.
2. S’inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE). Cette démarche obligatoire s’effectue auprès d’un guichet d’entreprises agréé — Securex, Xerius, Partena Professional ou Liantis, entre autres. À l’issue de l’inscription, on reçoit un numéro d’entreprise officiel.
3. S’affilier à une caisse d’assurances sociales. C’est cet organisme qui collecte les cotisations sociales dues chaque trimestre. Il s’agit généralement du même guichet que celui utilisé pour l’inscription BCE. Les indépendants pensionnés ou âgés de 65 ans et plus, ainsi que ceux percevant une pension de survie, bénéficient d’un tarif réduit. Plus d’infos sur inasti.be.
4. Gérer la TVA. Tant que le chiffre d’affaires annuel reste sous les 25.000 €, il est possible de bénéficier de la franchise de TVA : on reste assujetti mais exonéré de facturer et de déclarer la TVA. Au-delà de ce seuil, la TVA doit être facturée aux clients et déclarée chaque trimestre.
5. Faire appel à un comptable. Qu’il s’agisse d’un comptable classique, d’un expert-comptable ou d’un conseiller fiscal, ce professionnel est quasiment incontournable pour développer sereinement son activité. Il peut notamment aider à choisir entre entreprise individuelle et société (par exemple une SRL) en fonction du niveau de revenus anticipé.