En six mois, 1.628 infractions ont été dressées par la police qui verbalise même les moins de 18 ans.
YANNICK HALLET
Même si les forces de l’ordre se focalisent sur les conducteurs avec 56.090 p.-v. pour les six premiers mois de 2024, elles traquent également l’usage du GSM au guidon d’un vélo ou d’une trottinette.
Quelque 1.628 infractions ont été constatées à l’échelle de la Belgique au premier semestre 2024, principalement en Flandre avec 609 rien que pour la province d’Anvers. On dénombre néanmoins 233 verbalisations en région bruxelloiseau cours du premier semestre 2024, dont des usagers de moins de 18 ans (432 amendes sur l’ensemble de 2023, dont 12 mineurs).
En Wallonie, le Brabant wallon arrive en tête avec 9 p.-v. pour la première moitié de 2024 (8 en 2023), devant le Hainaut (5 en 2024 et 19 en 2023), Liège (4-10), Namur (4-9) et le Luxembourg (1-2), selon les chiffres communiqués à la Chambre par le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés).
« L’amende s’élève à 174 euros sans les frais administratifs, comme pour les automobilistes, y compris pour les personnes âgées de moins de 18 ans », explique Benoît Godart, porte-parole de l’Institut Vias.
« À Bruxelles, nous constatons qu’il y a de plus en plus de trottinettistes en train d’utiliser le smartphone depuis que la vitesse a été bridée de 25 à 20 km/h et à 8 km/h à certains endroits. Ils semblent s’ennuyer au guidon », poursuit notre interlocuteur.
Les règles sont identiques aux voitures en matière d’utilisation d’un appareil électronique muni d’un écran. Il doit être fixé au guidon pour pouvoir être manipulé. En général, les verbalisations s’effectuent par des brigades cyclistes, car le contrevenant doit être intercepté, faute d’une plaque d’immatriculation.
PAS D’INTERDICTION POUR LES CASQUES
Dans sa réponse à la Chambre, le ministre Jean-Luc Crucke a indiqué que l’interdiction des oreillettes ou des casques audio n’était pas envisagée pour l’instant en Belgique, car leur utilisation (en mode mains libres) est également autorisée pour les conducteurs de véhicules motorisés.
Seules la France, l’Espagne et la Slovénie ont interdit le port d’oreillettes et de casques audio. La mesure s’y applique à tous les types de conducteurs, y compris les automobilistes.
« En outre, on trouve maintenant de plus en plus de solutions technologiques qui permettent d’écouter de la musique ou des podcasts tout en restant auditivement en contact avec l’environnement extérieur. Je pense par exemple aux écouteurs à conduction osseuse ou à conduction aérienne ouverts », justifie le ministre fédéral pour ne pas envisager une interdiction.